Skip to content

Poussières d’anges d’Ann Scott

6 janvier 2011

Poussières d’anges est composé d’une succession de portraits de personnes décédées dans l’entourage de l’auteur. Certaines sont connues du grand public telle Delphine Palatsi, musicienne connue sous le nom d’artiste Sextoy, Johnny Thunders, guitariste ou encore Hervé Guibert, écrivain.

Chaque récit nous plonge dans les souvenirs de l’auteur, souvenir d’une période de dépendance à la drogue, d’errance, de perte et de mal-être. Nous croisons des stars déchues, des gens ensemble mais si seul… J’ai eu l’impression à la lecture de ces courts textes d’être entrainé dans un cercle vicieux, celui de la dépendance, de la souffrance du malheur. On sent l’auteur lutter face à cet état notamment dans le texte sur sa grand-mère qui est un des plus beau et poignant du livre. Le dernier texte relatant la mort de Delphine Palatsi ouvre en quelques sortes l’avenir de l’auteur, cette ultime mort insupportable semble être l’élément qui a déclenché son propre « sauvetage », son devoir de changer de vie.

Cette même allure féline, comme ralentie, cette même grâce dans la façon de se mouvoir, cette même délicatesse dans les gestes, et puis bien sur ce même regard, à la fois absent et amusé, presque méprisant, qu’ont toujours les défoncés en voyant les autres se prendre la tête sur des choses qui eux ne les atteignent plus…

Junky Lady, juin 1988

En m’asseyant sur l’unique chaise pour lacer mes baskets, j’ai regretté de ne pas avoir d’appareil photo. A cet instant-là, dans toute la ville qui dormait encore, et très certainement dans tout le reste du monde, c’était probablement le seul endroit où se jouait une scène pareille : deux junkies flamboyants de satin sale et froissé, de talons plus hauts que ceux des filles et de Rimmel descendu sous les yeux, deux musiciens – mythe new-yorkais seventies pour le premier et émule londonienne consacrée à son tour pour le second -, deux étrangers endormis dans un hôtel minable, dans une ville dont aucun des deux ne parlait la langue, à des milliers de kilomètres de chez eux et abandonnés à leur pathétique quotidien de légendes rock’n’roll en bout de course…

Retour à Pigalle, avril 1990

Merci à Jérémie de m’avoir fait découvrir cet auteur !

About these ads
3 Commentaires leave one →
  1. 6 janvier 2011 10 h 57 min

    Je n’avais pas dépassé la page 10 de "Superstars" donc ce n’est pas un auteur que j’ai envie de retenter !

    • 6 janvier 2011 11 h 12 min

      Ah ! on vient justement de me preter Superstars je vais voir ce que cela donne.

Trackbacks

  1. Poussières d’anges « Le Dino Bleu

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 1 201 autres abonnés

%d bloggers like this: