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La fureur et l’ennui de Richard Flanagan

3 octobre 2010

Sydney, post 11 septembre.

Gina Davies alias la poupée est une danseuse nue au Chairman’s Lounge, une fille un peu paumée qui grâce à son métier accumule petit à petit l’argent qui lui permettra de devenir propriétaire. Cet argent elle le garde chez elle dans une cache du plafond et aime se couvrir le corps avec, il lui manque encore quelques billets afin d’être entièrement recouverte et d’avoir enfin atteint son but.

Un soir elle rencontre Tariq, il passe la nuit ensemble et au matin elle se réveille seule. Tariq à disparu et la vie de la poupée va basculer.

Cinq bombes sont découvertes. Sur les écrans, la même image passe en boucle : un homme, une femme, Tariq et la Poupée, les deux principaux suspects…

Les médias s’emballe, montent des images d’archives dont l’interprétation les rendent obscènes, interrogent ses amies, débattent sur des faits non avérés, fait monter l’angoisse et la psychose. Cette peur qui semble vouloir justifier tout les excès d’interprétation, d’accusation.  L’opinion public à son bouc émissaire, sa coupable, son monstre, enfin un nom sur ce mot horrible : terroriste.

La lutte antiterroriste post 11 septembre donne droit à tout les abus, la présomption d’innocence n’est plus qu’un lointain souvenir.

La poupée n’a qu’un seul choix, la fuite. Comment expliquer son innocence quand votre sort est déjà scellé ? On l’a jeté pâture, même si certain semble commencer à douter de sa culpabilité les ordres sont clair, on ne recule pas. La population ne comprendrai pas mieux vaut un sacrifice pour donner l’impression que la situation est maîtrisée que reconnaître les erreurs, l’emballement médiatique. La population veut des coupables elle en aura.

Ce livre est dérangeant, glaçant, il montre ce que l’angoisse, la peur du terrorisme, de l’autre, de la différence, le racisme peut induire. Nous assistons impuissant à l’amalgame terroriste – étranger – arabe – musulman, des dangers et de l’horreur que ce type de raccourci peut provoquer.

Des questions demeurent, la surpuissance des médias est-elle au détriment de l’humain ? La peur du terrorisme justifie telle tout les moyens et le non respect des lois élémentaires de présomption d’innocence ?

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