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Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé

3 octobre 2010

Nous sommes individuellement des êtres civilisés mais l’histoire criminelle et les faits divers nous prouvent qu’en groupe nous pouvons devenir des monstres.

Ce livre raconte un fait divers glaçant survenu 16 août 1870 à la foire de Hautefaye (Périgord), Alain de Monéys, jeune périgourdin d’un village voisin, investi dans la vie de la commune et l’amélioration de la condition de vie paysanne par un projet d’assèchement des marais, se préparant à partir sur le front, va être massacré par une foule en délire pour une phrase qu’il n’a pas prononcé.

La guerre de Prusse fait rage, le village a déjà plusieurs hommes au front. Alain de Monéys lit un article de journal relatant l’état des combats, un villageois va croire l’entendre glorifier la Prusse et tout démarre….

Il a été lynché, ferré, massacré, torturé puis brulé vif par une foule qui quelques heures avant le reconnaissait comme un bienfaiteur.

Comment cela est-ce possible ? Comment une foule peut-elle unanimement ne plus voir en cet homme un ami mais un prussien ? Comment peut-on durant plusieurs heures faire subir des actes de barbarie sans jamais revenir à la réalité ?

Seul quelques personne tenterons de s’interposer mais ne pourrons rien faire face à la rage et la violence de la foule.

Dans l’impossibilité de condamner plusieurs centaines de personnes seul une vingtaine de meneur seront jugés. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au moment du jugement ils semblent sortir d’un mauvais rêve et ne pas savoir comment cela a-t-il pu se produire. Tous reconnaîtront qu’Alain de Monéys était quelqu’un de bon et bienveillant.

Ce livre n’est pas le premier à relater ce fait-divers sordide. Village des Cannibales d’Alain Corbin semble d’après les critiques que j’ai pu lire plus fouillés.

Je n’ai pas vraiment aimé ce livre au delà de son horreur, je n’apprécie pas l’écriture de Teulé. J’avais déjà été déçue à la lecture du Montespan du même auteur. Ce texte par certaines digressions humoristiques m’a semblé parfois léger, plus axé sur les détails des horreurs commises que sur le « pourquoi ». Une fois le récit de l’agonie d’Alain de Monéys fini j’aurais aimé en savoir plus sur le déroulement du procès évoqué en seulement quelques pages.

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