Skip to content

Le portrait de Madame Charbuque de Jeffrey Ford

4 octobre 2010

Avec quelques jours de retard voici mon ressenti sur Le portrait le Madame Charbuque de Jeffrey Ford.

New-York, fin du 19eme siècle, Piambo portraitiste à succès mais ne se sentant pas réellement « artiste » car trop engoncé dans la relation commerciale du portrait sur commande ne lui permettant pas d’exprimer réellement son art va se voir proposer un marché hors du commun.

Le premier chapitre du livre sur la présentation d’un portrait d’une femme de la bourgeoisie à ses amis lors d’un cocktail est particulièrement savoureux ! En rentrant de cette soirée Piambo rencontre un aveugle mystérieux l’invitant à venir rencontrer sa patronne qui souhaite s’offrir ses services. Piambo va ainsi découvrir une femme, Mme Charbuque, masquée derrière un paravent qui lui propose, contre une très importante somme d’argent, de faire son portrait sans jamais la voir, seulement en l’écoutant narrer sa vie. Elle lui propose même de doubler la mise si le portrait est très ressemblant. Piambo se trouve fasse à un dilemme mais s’il réussi son défi cela lui permettrai d’être artistiquement libre, de ne plus dépendre de commande qu’il peint par obligation et non par passion, cela sera en quelque sorte son dernier « contrat ». Piambo va se laisser happer par les révélations de Mme Charbuque, il aura parfois du mal (et nous aussi) à discerner le vrai du fantasme, le discours métaphorique de la réalité.

Le livre alterne entre les témoignages tels des monologues de Mme Charbuque et l’analyse que tente d’en faire Piambo. Certains passages dans lesquels Piambo ne parvient pas à coucher sur le papier l’image qu’il se fait de sa mystérieuse cliente sont très bien écrit, on ressent profondément l’angoisse de l’artiste face au support restant vierge tel l’angoisse de la page blanche.

A ce contexte se greffe un mystérieux mal faisant saigner les yeux des femmes frisant parfois le surnaturel mais tout compte fait un peu décevant.

J’ai beaucoup aimé cette relation à huit-clos entre Piambo et Mme Charbuque même si la fin du roman m’a un peu déçue. L’auteur nous détaille également tres précisément les scènes quasiment de manière graphique. Un bémol toutefois, je n’aime pas les chapitres titrés je trouve que cela gâche parfois la surprise que peu apporter la lecture.

Je remercie chaleureusement et les éditions pour l’envoi et la découverte de ce livre.

D’autres en parlent : Acsylé, Estellecalim, LalouSkorpionnan, Soukee,

Publicités
4 commentaires leave one →
  1. 6 octobre 2010 15 h 35 min

    ça c’est rigolo, moi j’ai justement trouvé que les titres des chapitres étaient un usage qui se perdait et que j’avais bien aimé retrouver dans ce livre. Ceci dit, ce que tu en dis est tout à fait juste aussi 🙂
    Et je vois que je n’étais pas la seule à être en retard. Je me sens moins seule ;p

    • 6 octobre 2010 16 h 34 min

      Attention au retard sur Livraddict Estellecalim les punitions peuvent tomber ! Je suis suspendue de partenariat pour 2 mois (2 retards en meme temps, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et me suis engagée dans trop de partenariats). Cela va me laisser le temps de faire diminuer ma PAL ! 😉

  2. 6 octobre 2010 17 h 03 min

    Ma suspension est d’un mois, et c’est ce que je me suis dit aussi, ma PAL m’attendait et me réclamait ! 😀

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :