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Les enfants de la nuit de Frank Delaney

4 octobre 2010

Nicholas Newman est un architecte londonien sans grand intérêt, mi gigolo mi hédoniste. Trois ans plus tôt sa compagne Madeleine a été assassinée de manière sordide et son appartement ne révèle qu’un élément manquant : une tour Eiffel en améthyste.

Nicholas rencontre dans un luxueux hôtel suisse un couple hongrois. Il reconnait sur une photo de leur villa en Italie qu’il lui présente la tour Eiffel disparue de Madeleine. A partir de ce moment là la vie de Nicholas va basculer, agressions, intimidations, courses poursuites, mise en danger, perte de repères et il va entrainer le lecteur dans une histoire où chacun semble avoir de lourds secrets à cacher et où personne n’est réellement ce qu’il prétend être.

Ce roman, à la base un thriller, intègre les codes du roman historique, du livre d’aventure, du roman d’espionnage, du road movie en passant très habillement d’un genre à l’autre.

Nicholas est un antihéros, il est imbu, égoïste presque froid. On apprend qu’il ne savait rien de sa compagne ni son passé, ni son histoire. Il semble prendre plaisir à donner aux autres l’impression qu’ils l’aiment plus que lui ne les aime.

J’ai eu du mal à trouver crédible, au début, qu’il se lance ainsi à la recherche de la vérité au vu du portrait qu’il en est fait.

La base de ce thriller, l’enfance de Madeleine durant la seconde guerre mondiale au sein d’un centre d’expérimentation nazi sur la « cellule familiale juive » est effroyable. Je ne sais pas si cela est issu de faits réels mais je n’ose l’imaginer. Certains passages sont d’ailleurs dur à lire et m’ont vraiment mit mal à l’aise par leurs sadisme.

Ce roman est très fort et prenant même si certain passage très « james bondien » prête à sourire. Je reprocherai toutefois le coté stéréotypé de certains personnages notamment Christian flic buté, borné à la limite de la bêtise et le Dr Pankratitos plus zen que Bouddha lui-même. Les enfants de le nuit est le premier tome d’une tétralogie consacré à Nicholas ce qui explique le temps prit dans ce volume à « poser » les personnages.

Pour vraiment être tatillon page 555 il y a une erreur géographique. La ville de Niort n’est pas en Vendée mais dans les Deux-Sèvres. Il y a également une erreur sur la 4ème de couverture, Nicholas y est nommé Michael…

Ce livre a été trop encensé par la presse comme une « révolution du thriller » pour qu’à sa lecture ne pointe une légère déception. A mon gout il ne « révolutionne » pas mais il est tout à fait honorable. Je lirai avec plaisir les tomes à venir lors de leur parution en France.

Je remercie chaleureusement  et les Editions Le Cherche Midi pour l’envoi et la découverte de ce livre.

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