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Inspirations d’actualités #3

11 juin 2011

L’actualité file et défile, une info en chasse une autre, un scandale fait oublier le reste du monde, tout va vite, les brèves tombent il faut être réactif, le tourbillon nous entraîne, photos, témoins, images, interviews, experts, politiques, débats, réactions et cela sur tout support : site internet, twitter, presse, tv…on ne sait plus où donner de la tête, les faits nous dépasse, l’information continue coûte que coûte, les « spécialistes » défilent de médias en médias, chacun son avis, sa version, sa légitimité… Tout cela me donne le tournis !

Voici une sélection de livres en rapport avec les grands thèmes de  l’actualité de la semaine, permettant de la voir sous un autre angle, loin de l’instantané et de la précipitation.

Semaine du 06 au 11 juin 2011 :

Sexus politicus, de Christophe Dubois et Christophe Deloire (sur une proposition de L’Irrégulière)

« Le pouvoir est un aphrodisiaque absolu », disait Henry Kissinger, et c’est particulièrement vrai en France où sexe, amour et politique sont indissociables. Depuis le XVIIe siècle, presque rien n’a changé : les puissants restent obsédés par la conquête des femmes. Epouses, elles participent aux stratégies présidentielles ; maîtresses ou courtisanes, elles font parfois trembler l’Etat. D’Antoine Pinay à Nicolas Sarkozy, Sexus politicus révèle la  » valse des ébats amoureux  » de nos dirigeants. (résumé éditeur)

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Génération Battisti de Guillaune Perrault

En 2004 l’affaire Battisti a suscité une intense polémique en France et en Italie. Cet ancien terroriste d’extrême gauche, installé à paris depuis 1990 et devenu un auteur de polars reconnu, était réclamé par la justice italienne qui l’avait condamné à la prison à vie pour quatre assassinats commis pendant les « années de plomb ». S’opposer à l’extradition de Battisti était respectable, mais la mobilisation en sa faveur a choqué tous les Italiens. De nombreux intellectuels et hommes politiques français le présentent comme un héros et un combattant de la liberté. Certains éprouvent pour lui une admiration, sincère. Battisti a bénéficié d’une solidarité de classe d’âge qui prouve que la génération de Mai 1968 s’est sentie mise en cause à travers lui. Un de ses proches a déclaré avec franchise pour expliquer son soutien : « Nous aussi, on aurait pu basculer. » Battisti est la mauvaise conscience de ses amis parisiens, l’image de ce qu’ils auraient pu devenir, le miroir de leur propre passé. La génération Battisti existe : ces anciens contestataires qui ont « fait Mai 1968 », se sont installés aux commandes dans les milieux intellectuels, les médias, la politique. Ils ne voulaient pas savoir. Cette affaire extravagante est un voyage au coeur de l’exception française. Guillaume Perrault, journaliste au Figaro, a suivi l’affaire Battisti tout au long de l’année 2004, en France comme en Italie. (résumé éditeur)

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Tribulations d’un précaire de Iain Levison

Tribulations d’un précaire est un récit écrit à la première personne. Avec un regard acéré et décalé sur le monde du travail, l’auteur relate avec un humour noir et décapant les petits boulots qu’il a été amené à exercer aux États-Unis pour survivre, après un passage dans l’armée et un diplôme de lettres. Aucune des compétences acquises ne lui servira jamais… Ni pour transporter câbles et cafés lors du tournage d’un film underground, découper des poissons dans un supermarché de luxe, remplir des cuves de fuel ou conduire un camion de déménagement… Ni pour les travaux de forçat en Alaska aux côtés de travailleurs immigrés. (résumé éditeur)

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L’écriture ou la vie de Jorge Semprun

Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L’étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n’est pas donné à ceux qui n’ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu’on peut exorciser la mort par l’écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s’arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d’écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une œuvre d’art, où l’on n’oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n’est qu’à quelques pas de Buchenwald. (résumé éditeur)

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3 commentaires leave one →
  1. 11 juin 2011 8 h 27 min

    Tiens moi j’ai lu dans ta liste Sexus politicus qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable dis donc! L’écriture ou la vie : en voici une belle idée de lecture. Merci

  2. 11 juin 2011 11 h 17 min

    Je vais vraiment finir par le ressortir de son carton, le sexus politicus. Quant à Semprun… ben oui, c’est malheureusement d’actualité !

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