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Prix Océans

22 juin 2012

Le prix Océans, organisé conjointement par France  Ô et Babelio, récompensera un roman écrit en langue française et mettant en lumière les valeurs d’ouverture sur le monde, d’échanges, de dialogue des cultures, et d’humanisme. Ce prix est parrainé par Alain Mabanckou. Le lauréat sera désigné à l’automne 2012.

Alain Mabanckou est un écrivain franco-congolais. il est l’auteur de nombreux romans, recueils de poésies et essais. Il a notament obtenu le prix Renaudot en 2006 pour Mémoires de porc-épic.

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Je fais partie des 12 membres du jury de lecteurs, voici la liste des livres que nous allons devoir lire, chroniquer et départager.

Nina Bouraoui, Sauvage, Stock

Patrick Chamoiseau, L’Empreinte à Crusoé, Gallimard

Carl de Souza, En chute libre, L’Olivier

Nabile Farès, Il était une fois, l’Algérie, Achab

Monique Rivet, Le Glacis, Metailié

Khadi Hane, Des fourmis dans la bouche, Denoël

Koulsy Lamko, Les Racines du Yucca, P. Rey

Maylis de Kerangal, Tangente vers l’Est, Verticales

Daniel Rondeau, Malta Hanina, Grasset

Scholastique Mukasonga, Notre-Dame du Nil, Gallimard

Stanley Péan, Bizango, Les Allusifs

Léonore de Recondo, Rêves oubliés, S. Wespieser

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La lecture s’organise en trois sessions de quatre livres, un seul livre par session devra être retenu.

Voici la première session :

Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

Au Rwanda, un lycée de jeunes filles perché sur la crête Congo-Nil, à 2 500 mètres d’altitude, près des sources du grand fleuve égyptien. Les familles espèrent que dans ce havre religieusement baptisé Notre-Dame du Nil, isolé, d’accès difficile, loin des tentations de la capitale, leurs filles parviendront vierges au mariage négocié pour elles dans l’intérêt du lignage. Les transgressions menacent au cœur de cette puissante et belle nature où par ailleurs un rigoureux quota  » ethnique  » limite à 10 % le nombre des élèves tutsi. Sur le même sommet montagneux, dans une plantation à demi abandonnée, un  » vieux Blanc « , peintre et anthropologue excentrique, assure que les Tutsi descendent des pharaons noirs de Méroé. Avec passion, il peint à fresques les lycéennes dont les traits rappellent ceux de la déesse Isis et d’insoumises reines de Candace sculptées sur les stèles, au bord du Nil, il y a trois millénaires. Non sans risques pour la jeune vie de l’héroïne, et pour bien d’autres filles Prélude exemplaire au génocide rwandais, le huis clos où doivent vivre ces lycéennes bientôt encerclées par les nervis du pouvoir hutu, les amitiés, les désirs et les haines, les luttes politiques, les complots, les incitations aux meurtres raciaux, les persécutions sournoises puis ouvertes, les rêves et les désillusions, les espoirs de survie, fonctionne comme un microcosme existentiel fascinant de vérité, décrit d’une écriture directe et sans faille. Scholastique Mukasonga, rescapée du massacre des Tutsi, nous donne ici son premier roman, où des jeunes filles à mains nues tentent d’échapper à l’Histoire monstrueuse qui a décimé sa propre famille. (résumé éditeur)

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Tangente vers l’est de Maylis de Kerangal

Dès l’ouverture de ce bref roman, on prend le train en marche, en l’occurrence le Transsibérien, déjà loin de Moscou, à mi-chemin de l’Asie. Le long du corridor, se presse une foule de passagers de 3e classe bardés de bagages, d’où se détache une horde de jeunes hommes en tenue camouflage agglutinés dans la fumée de cigarettes, que le sergent Letchov conduit à leur caserne d’affectation en Sibérie. Parmi eux, Aliocha, grand et massif, âgé de vingt ans mais encore puceau, et comme désarmé face aux premiers bizutages qui font partie du rituel de ces transports de conscrits. Il préfère s’isoler, lui qui n’a pas su trouver le moyen d’éviter le service militaire, qui n’attend rien de bon de cette vie soldatesque et sent la menace de cette destination hors limite. A l’écart, il commence à échafauder les moyens de fausser compagnie à son régiment. Mais comment se faire la belle à coup sûr ? Profiter d’un arrêt à la prochaine gare pour se fondre dans la foule et disparaître. A priori, il a tout à craindre de son sergent, mais aussi des deux provodnitsa, ces hôtesses de wagons, en charge de la maintenance des lieux et de la surveillance du moindre déplacement des voyageurs. Une première tentative échoue. Aussitôt repéré, il remonte dans le train. Sa fébrilité suspecte a dû le trahir. Occasion manquée donc, mais sur le quai, Aliocha a croisé une jeune Occidentale qui va bientôt s’émouvoir de son sort : Hélène, une Française de 35 ans, montée en gare de Krasnoïarsk. Elle vient de quitter son amant Anton, un Russe rencontré à Paris et récemment revenu au pays gérer un énorme barrage, un homme qu’elle a suivi par amour près du fleuve du même nom. Malgré les barrières du langage, Aliocha et Hélène vont se comprendre à mi-mots. Toute une nuit, au gré d’un roulis engourdissant, ils vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du train. Les voilà condamnés à suivre un chemin parallèle, chacun selon sa logique propre et incommunicable, à fuir vers l’Est et son terminus océanique, Vladivostok. Une histoire fragile et fulgurante dans une langue sensuelle et fougueuse, laissant à nu des êtres pris dans la rhapsodie d’un voyage qui s’invente à contre-courant. Ce texte a été conçu dans le cadre du voyage d’écrivains dans le Transsibérien organisé par Cultures France pendant deux semaines, en juin 2010, sur la partie orientale du trajet Novossibirsk-Vladivostok. Sa première version, sous forme de fiction radiophonique, a été profondément remaniée pour le présent volume. (résumé éditeur)

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Malta Hanina de Daniel Rondeau

« Le destin m’a jeté dans une carrière qui n’était pas la mienne. Accroché au rocher maltais par mes lettres de créance, ouvrier de la diplomatie française sur une île perdue au milieu des eaux et du temps, j’ai vu tourner les saisons, et fleurir trois fois les orangers. Il y a longtemps que j’attendais d’avoir ma chaise au banquet méditerranéen. Jusqu’alors je n’étais qu’un oiseau de passage. Malte a tenu ses promesses. J’ai été accueilli, d’une certaine façon délivré, admis dans la confidence d’une vieille civilisation. »

Daniel Rondeau raconte ce pays qu’il a vécu : Malte la généreuse (Malta Hanina), la catholique, la sémitique, nombril de la mer entre Sicile et Libye, entre Orient et Occident. Mais il parle aussi de la France, de l’Europe tentée par l’oubli, de sa vie d’écrivain. Jamais il n’a taillé autant de facettes pour faire un portrait. (résumé éditeur)

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cLes racines du yucca de Koulsy Lamko

Un écrivain africain vivant à Mexico est atteint d’un incroyable mal : une allergie au papier… Son étiopathe lui conseille de voyager, de retrouver la nature. Il part donc dans le Yucatan animer des ateliers d’écriture dans un village de réfugiés de la guerre du Guatemala des années quatre-vingt. Une de ses stagiaires, Teresa, lui présente son journal des années de guerre. Fasciné par ce texte, l’écrivain décide de l’aider à le rédiger jusqu’au bout. Il va amener Teresa à accoucher des démons qui sommeillaient dans sa mémoire. Mais il va aussi réveiller les siens… Généreux et ambitieux, ce roman tisse des liens solides entre l’imaginaire latino-amérindien et celui d’une Afrique confrontée aux affres des guerres, des trahisons multiples, des errements de politiques suicidaires. (résumé éditeur)

3 commentaires leave one →
  1. 22 juin 2012 10 h 15 min

    Tangente vers l’est, j’ai détesté. Par contre je ne connais pas les autres…

    • 22 juin 2012 11 h 25 min

      Ah bon ? J’ai beaucoup entendu parler du contexte dans lequel il a a été écrit mais je n’en sais guère plus pour le moment.

Trackbacks

  1. Prix Océans – deuxième session « Mes petites idées

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