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Le glacis de Monique Rivet

27 septembre 2012

Fin des années 1950, Laure a 22 ans, elle est professeur de lettres près d’Oran en Algérie. Elle vit seule dans un petit appartement et à pour seule amie une Elena une femme médecin. Elle entretient une relation amoureuse assez houleuse avec Felipe un espagnol dont elle sait peu de chose.

Laure est très nostalgique de Paris, de la liberté de mouvement et de l’inconscience de la vie parisienne. Elle est spectatrice  d’une guerre qui n’en porte pas encore le nom. Chacun ferme les yeux sur les malheurs d’autrui. Les occidentaux vivent privilégiés dans leurs quartiers et semblent pour la plupart indifférent à la guerre que ce livre les communautés. Laure est révoltée par ce  qu’elle voit mais n’a pas vraiment de conscience politique à mon sens. Elle semble très candide, elle se révolte face à des actes isolés (tabassage, vol, saccage, isolement) mais se semble pas mesurer l’importance du conflit qui se joue alors en Algérie. Elle ne mesure pas les enjeux, ne voit, par exemple, dans les absences de Felipe que tromperie alors qu’il fait la guerre civile en tant que membre du FLN. Elle est incapable de se positionner dans ce conflit même si l’image très négative (voir parfois caricaturale) donnée des colons me laisse penser que son cœur penche pour le FLN. Dans ce récit la guerre est insidieuse, tellement présente qu’elle en devient banale. Comme si la frontière invisible entre les quartiers, les check-points, le couvre-feu faisait partie de la vie qu’il fallait vivre avec. La candeur de Laure m’a gênée, je l’ai trouvé parfois très auto-centrée, elle analyse les éléments à son petit niveau sans les voir dans la globalité. Toutefois j’ai beaucoup apprécié l’écriture fine et vive de l’auteur.

espace

Le glacis de Monique Rivet

Editeur : A. M. Metailie

ISBN : 2864248492

Parution : janvier 2012

Prix : 14 €

Pages : 131

4 commentaires leave one →
  1. 27 septembre 2012 21 h 59 min

    Je pense qu’il faut voir avec le recul. A cette période, les informations ne passaient pas ou peu. Je pense qu’il était difficile de voir les évènements tragiques dans leurs globalités

    • 27 septembre 2012 22 h 27 min

      Effectivement Zazy mais sans parler d’une vision globale du conflit j’ai trouvé que Laure s’entête à ne pas voir les choses et à ne pas écouter ce que certains protagonistes lui disent.

  2. saralaura permalink
    28 septembre 2012 16 h 45 min

    Je note ce livre. À bien tôt!

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