Skip to content

Les fourmis rouges de Edith Serotte

25 janvier 2014

prix oceans

les fourmisMarie-Claudine, montréalaise d’origine Haïtienne, vient de s’installer en Guadeloupe avec Arnaud son compagnon, un enfant du pays revenu du Canada pour intégrer l’entreprise familiale. Elle est dans l’attente de la validation de son titre de séjour qui lui permettra de pouvoir travailler. Elle passe la plupart de son temps dans leur petit appartement au cœur d’un quartier populaire et animé de Pointe-à-Pitre. L’attente est longue et ennuyeuse, dans une moiteur qui pousse au sommeil elle cogite sur ses choix, son avenir, son passé. La solitude et l’attente sont pesante, la cogitation devient obsédante, les sentiments deviennent paranoïaque. Pourquoi a-t-elle suivi Arnaud ? Lui l’immigré Canadien qui en revenant ici à fait d’elle à son tour une étrangère. Ce livre traite de manière fine et subtile de l’enracinement, du désir de partir, de l’attachement à la terre. Il évoque également le difficile retour aux sources, souvent fantasmé, souvent décevant. Il nous reste de la région où l’on a grandi des souvenirs et il est tentant d’avoir envie de s’y replonger. Mais durant notre absence les lieux ne se sont pas figé, il évolue, les gens change, vous oublie et votre retour n’en ai que plus douloureux.

J’ai découvert une nouvelle station de radio. Elle émet en direct de Paris. Elle donne l’heure de Paris, les nouvelles de Paris et de tout l’Hexagone. Elle égrène en comptable le nombre de tués sur les routes ou le nombre de victimes de crimes crapuleux. Elle retransmet tout ce que Paris pense et pète. Je ne suis jamais allée en France. J’aime à penser que là-bas on écoute aussi tout ce qui se dit ou s’écrit ici… en Guadeloupe. En tout cas, grâce à cette nouvelle chaîne, j’impressionne ma mère. Je lui parle d’une France qui ne ressemble en rien à celle vendue sur les couvercles de Camembert ou sur les ailes d’Air Canada. Alors qu’elle s’étonnait de m’entendre parler une fois de plus de mouvements sociaux, elle a émis l’hypothèse que je captais les nouvelles d’un pays homonyme. (page 31 – 32)

 

♦ Les fourmis rouges de Edith Serotte

Editeur : présence Africaine

ISBN : 978 2 7087 0852 5

Parution : mars 2013

Prix : 12 €

Pages : 127

One Comment leave one →
  1. 29 janvier 2014 23 h 46 min

    J’aime ces romans qui traitent es personnages de façon psycologique.
    gros bisous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :