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Une ville sur écoute de Jon Ottar Olafsson

20 juillet 2014

une ville sur ecouteUne 4ème de couverture qui met l’eau à la bouche :

j’enquêtais sur un homicide tout ce qu’il y a de plus classique et, subitement, je me suis retrouvé poursuivi comme le pire des criminel.

Un auteur au profil prometteur  : doctorat de criminologie, a travaillé au sein de la police islandaise et depuis 2008 a intégré le bureau en charge des enquêtes sur les crimes liés à la crise économique :

Tout  semblait réuni pour me plonger dans un polar nordique mêlant finance, complot  et politique !

Quelle déception !

 Quelques jours avant Noël le cadavre de Soley, un ex-junkie, est découvert dans un cabanon glacial. La police, plus pressée de finir les préparatifs de noël que de se lancer dans une fastidieuse enquête, opte pour une mort par overdose. Pas de coupable à chercher et le profil de la victime colle au conclusion. C’est sans compter sur l’obstination de l’inspecteur David Arnarson  à résoudre cette enquête.

Jusque là tout va bien…. s’en suit une farandole de personnages stéréotypés : flic au profil de cavalier seul dont la vie intime et personnelle part en lambeaux, une équipière qui a raté une vocation de nonne,  brigade des stups qui fait chasse gardée sur ses enquêtes,  flic corrompus, élites mafioso,… Même la victime , cette pauvre Soley, n’est pas épargnée : ex-junkie, seule, un frère qui se fiche d’elle comme de sa première paire de chaussure, un père qu’elle a accusé d’inceste, un patron qui la tripote et un fils abandonné dont elle tente de se rapprocher sans lui dévoiler son lien de parenté ! le sort s’acharne !

L’Islande est présenté comme un état ou la surveillance et les écoutes téléphoniques sont monnaies courantes, où chaque citoyens est surveillés et fichés.

Le rythme est lent, soporifique, l’auteur nous embrouille comme s’il voulait réunir en un seul roman tout les travers de notre société, des bas-fonds aux beaux quartiers un catalogue de perversion, corruption, manipulation. Les pistes ne sont pas abouties et nous incite à décrocher car aucun attachement aux personnages ne se fait.

Erlendur peut dormir sur ses deux oreilles, il est loin d’être détrôné !

Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Presses de la Cité pour l’envoi et la découverte de ce livre.

♦ Une ville sur écoute de Jon Ottar Olafsson

Traducteur : Jean-Christophe salaün

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978 2 258 10893 6

Parution : mai 2014

Prix : 22 €

Pages : 358

6 commentaires leave one →
  1. 20 juillet 2014 20 h 57 min

    Bah ! Comme quoi il ne suffit pas d’être suédois ou islandais et d’écrire du polar pour être bon !😉 En ce moment, je suis dans les instigateurs du polar nordique : Sjöwall et Wahlöö. J’y découvre tous les emprunts de Stieg Larsson, c’est très intéressant. Tu en as déjà lu ?

  2. 22 juillet 2014 12 h 18 min

    Cool, pas d’ajout !😉 On devrait te dédier un monument pour ce service😆

  3. 7 août 2014 12 h 13 min

    Beau moment pour la lecture l’été…j’ai un tas de livres!
    Alors bonne lecture et bon été.
    Bisous.

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