Skip to content

Les Amazoniques de Boris Dokmak

6 décembre 2015

les amazoniquesQue me fallait-il pour de nouveau publier ici ? Un coup de cœur évidemment ! Et bien en voici un !

Les Amazoniques de Boris Dokmak est une roman puissant qui m’a entraîné dans une sombre intrigue au plus profond de la forêt amazonienne.

1967, Paris, Saint-Mars, lieutenant de police, vétéran noyant ses souffrances dans la morphine, règle à sa façon l’agression d’une gamine. Façon inacceptable dans une police qui fait peu de cas de l’agression d’une fillette, et qui envoie directement Saint-Mars en Guyane sur les traces d’un ethnologue vivant au plus profond de la forêt amazonienne, dans un territoire peuplé d’indiens cannibales, et accusé de meurtre. Un placard suant et lointain…

Saint-Mars se retrouve avec pour seul contact un flic local à moitié fou, incompréhensible et dont les archives et dossiers ont depuis longtemps été rongés par l’humidité ambiante. Ici tout est sueur, moiteur, moustiques, rampants, on étouffe, la chaleur fait divaguer, l’humidité oppresse. L’auteur montre un véritable talent à nous faire ressentir les ambiances, l’oppression nous gagne, la peau colle, on respire l’air lourd.

Tu es flotte et tu retournes à la flotte…. La forêt va te bouffer petit…  Les gars qui viennent ici ne devraient pas avoir d’entrailles. Dans une forêt aussi dense, il n’y a pas d’air, pas de vent qui souffle. Tout est stagnant : l’eau croupit, tu respires l’humidité, t’étouffes, tu bouffes des moustiques. Et un boucan du tonnerre : les piafs, les perroquets, les singes… Tu sais pas où tu dois mettre les pieds, tu sais jamais dans quel sens tu dois aller, ni même où regarder. (page 75)

Personne ne semble disposé à aider Saint-Mars, le village est sous emprise et il va devoir se débrouiller seul, s’accaparer les codes du lieu, en interpréter les peurs et les non-dits. La seule constance ici est la morphine qui le fait flotter entre réalité, chimère et cauchemar.  Il va réussir à monter une « expédition »  en  dégotant du matériel et en s’alliant avec deux hommes au passé chargé et Ducon, un chien des rues obstiné mais vaillant. Ce roman s’inspire d’un scandale sanitaire méconnu et nous démontre, comme s’il était encore besoin de la faire, que le pire ennemi de l’homme est l’homme, le seul qui s’octroie le droit de juger du mode de vie d’un peuple, de sa culture et de sa légitimité à vivre.

♦ Les Amazoniques de Boris Dokmak

Editeur : Ring

ISBN : 979-10-91447-29-4

Parution : février 2015

Prix : 19,95 €

Publicités
8 commentaires leave one →
  1. 6 décembre 2015 21 h 44 min

    Tu en parles vraiment avec passion

  2. 7 décembre 2015 11 h 21 min

    Il ya des lectures qui nous attirent et nous absorbent pendant les jors que nous les lisons et c’est un plaisir en pouvoir trouver quelqu’une…je note ce livre. Bisous.

  3. 8 décembre 2015 20 h 25 min

    Un thriller et l’Amazonie, combinaison qui m’intrigue!!!!Je me le note!!!!
    Merci pour ce partage!!!!;)

Trackbacks

  1. Saint-Maur en poche le 18 et 19 juin 2016, courez-y ! | Mes petites idées

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :